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AVIGNON
 

Opéra : les caprices de Marianne

jeudi 26 mars 2015, par Begel

Création à Avignon / Nouvelle production

Attention, places limitées pour les élèves de seconde, première, terminale et LEP : inscription ferme et obligatoire auprès de Mme Begel ou d’un professeur qui transmettra.

VENDREDI 10 AVRIL à 20 HEURES, durée 2 heures 20

Fort du succès du précédent « Voyage à Reims » de Rossini, le Centre Français de Promotion Lyrique, présidé par Raymond Duffaut, renouvelle l’opération avec Les Caprices de Marianne, opéra-comique d’Henri Sauguet (1901-1989) sur un livret de Jean-Pierre Grédy d’après Alfred de Musset, que le Festival d’Aix-en-Provence a créé en 1954. Depuis, l’œuvre a été injustement oubliée, autant que son compositeur.
Parsemé de touches de comédie et de satire, malgré son dénouement tragique, cet opéra se caractérise par sa poésie et par les qualités évocatrices de sa musique. Au centre du drame, on trouve l’amour impossible causant tristesse, mort, nostalgie, vide, destruction et deuils, sujets universels et particulièrement romantiques. Le triangle amoureux place Marianne en son cœur, avec Coelio d’une part pour évoquer l’amour fou et la passion qui la laissent cependant indifférente, et d’autre part le mari Claudio qui opprime son épouse, représentant l’autorité, le pouvoir, la force de l’ordre et du droit. Face à eux, Octave incarne l’amour, la liberté, la vie, la jeunesse et la fidélité en amitié. Et c’est lui qui va envoûter la belle Marianne.
Fatalité et vertige surplombent la scène, car l’amour et la mort « font chavirer l’âme » comme l’écrit Alfred de Musset. Marianne, Octave et Coelio se voient ainsi confrontés à un passage initiatique dont les conséquences s’avèreront tragiques. Musset, en précurseur, conduit Marianne sur la voie des revendications féminines, alors qu’il ancre ses personnages masculins dans un carcan traditionnel.

Les personnages, figurines de papier extrêmement fragiles, évoluent dans le décor à la perspective trompeuse de la Galleria Umberto 1er à Naples, morceau d’Italie irréelle. Sa monumentalité oppressante accentue l’isolement et la vulnérabilité des personnages. Son dôme, tel une cage de verre, les enferme dans ce lieu, métaphore de leur inéluctable destinée : Marianne, captive de Claudio, lui-même prisonnier de sa propre jalousie ; Coelio esclave de son amour fou, et Octave doublement enchaîné par l’amour pour Marianne et par la fidélité envers son ami. Cette Galleria est à la fois esquisse, maquette, place publique, lieu de passage et allégorie de la vie. Elle attire les personnages, les convie à partager, à aimer : en un mot, à être et à répondre à cet appel impérieux d’exister. Henri Sauguet définissait ainsi son travail : « Être simple en usant d’un langage complexe n’est pas facile. Il faut écouter le conseil de Rameau qui prescrivait de cacher l’art par l’art même et croire avec Stendhal que seules les âmes vaniteuses et froides confondent le compliqué et le difficile avec le beau. »
Pas moins de 230 jeunes chanteurs ont été auditionnés pour la création des Caprices de Marianne coproduit par seize maisons d’opéra, sachant que l’œuvre ne comporte pas moins de neuf rôles solistes, dont une part très difficile revient à Marianne, soprano lyrique, et que deux distributions se produiront en alternance.

Voir le dossier pédagogique ci-dessous

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Les caprices de Marianne
 
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