Bienvenue au Lycée Polyvalent René Char
Lycée général, technologique et professionnel
AVIGNON
 

L’Italienne à ALGER

dimanche 26 janvier 2014, par Begel

Première audition à Avignon / Nouvelle production
En co-production avec l’Opéra de Marseille

Places à réserver pour 14 élèves du lycée
VENDREDI 31 JANVIER

Opéra-bouffe en deux actes de Gioacchino Rossini
Livret d’Angelo Anelli

Direction musicale : Roberto Rizzi-Brignoli
Direction des Chœur : Aurore Marchand
Etudes musicales / continuo : Mathieu Pordoy

Mise en scène / costumes : Nicola Berloffa
Assistant à la mise en scène : Fabio Cherstich
Décors : Rifail Ajdarpasic
Lumières : Luca Antolini

Isabella : Silvia Tro Santafe
Elvira : Clémence Tilquin
Zulma : Amaya Dominguez

Lindoro : Julien Dran
Mustafa : Donato di Stefano
Taddeo : Armando Noguera
Haly : Giulio Mastrototaro

Orchestre Régional Avignon-Provence
Chœur de l’Opéra Grand Avignon

Une des plus exquises réussites d’un Rossini seulement âgé de 21 ans à la création de l’ouvrage : un opéra-bouffe qui a gardé tout son charme et sa drôlerie, avec une musique fraîche comme l’œil et des personnages qui semblent nés d’hier. Un ouvrage empreint de cette folie que sait insuffler Rossini : le dérèglement soudain de la machine qu’il a lui-même fabriquée.
L’Italienne à Alger a été commandée en toute hâte à Rossini, en 1813, pour sauver la saison mal engagée du Teatro San Benedetto de Venise. Comme le compositeur ne disposait que d’un délai de vingt-sept jours pour écrire son nouvel opéra, on utilisa un livret d’Angelo Anelli qui avait déjà été mis en musique par Luigi Mosca pour Milan, cinq ans plus tôt. Rossini le modifia quelque peu, supprimant en particulier tous les passages trop sentimentaux qui ne correspondaient pas à son idée de la farce. Mais la principale transformation consista surtout à ajouter au premier finale, au quintette et au trio du second acte les fameux « pappataci », des onomatopées. La musique s’affranchit alors de la contrainte des mots et du sens et devient, selon l’expression de Stendhal, « une folie organisée ».

La belle Isabella s’embarque pour Alger à la recherche de son amant Lindoro, prisonnier du tyran Mustafà. Mais le bateau s’échoue et l’aventure commence. Il y a des corsaires, un sérail, des eunuques, un palais sur la mer, tout le merveilleux bazar des turqueries encore à la mode en ce début de XIXe siècle. Il y a aussi du beau chant, brillant et virtuose, comme Rossini en avait le secret. Et il y a surtout cette folie qui imprègne son art, comme cet insensé finale du premier acte, grand ensemble dégénérant en un délirant concert d’onomatopées, accentuant l’exubérance rythmique et amenant la déformation comique de la parole à un degré d’élaboration jamais entendu auparavant.
L’Italienne à Alger renvoie à l’orientalisme, en vogue dans les arts de l’époque, qui avait déjà donné naissance au Bourgeois gentilhomme de Molière, à Zadig de Voltaire ou à L’Enlèvement au sérail de Mozart. Mais l’Orient n’y est qu’un décor, et c’est la femme italienne, vigoureusement défendue ici par le personnage d’Isabella, que l’on entend célébrer.

 
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