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AVIGNON
 

Mystère sur la route

mercredi 8 janvier 2014, par Courtin

Mystère en Haute-Loire : une enquête très rapide.

A la montée de Taulhac, la route était trempée, seul le bruit de la pluie et d’un moteur de temps en temps venaient perturber le silence de la campagne. Soudain, on entendit un coup de feu, bien que seul un conducteur qui passait dans le coin l’ait entendu.

Quelques jours plus tard, on apprit la tragique disparition de Mme....... Son corps délaissé avait été retrouvé sur une route non loin du village où elle habitait : Le Puy-en-Velay, un village maintenant en deuil. Les villageois répétaient tous les mêmes refrains : « Elle avait un cœur en or », « Comment a-t-on pu faire ça, à elle ? » ou encore « Elle était honnête et si gentille ! ». Malheureusement, ces mots n’aidaient guère l’enquête de la police. Ils avaient interrogé le mari, la famille, les voisins et les collègues de Mme......., mais aucun suspect n’avait était trouvé.

Le lendemain, l’hôpital de Sainte-Marie appela la police qui fut rapidement intéressée par l’information qu’elle reçut car c’était son dernier espoir. L’unité se rendit donc à l’hôpital et le chef fut conduit jusqu’à la chambre 13. Un homme était allongé sur le lit, la jambe et le bras droit recouverts de plâtre, essayant de boire une canette d’Oasis avec une paille. A côté de son lit, la lumière écarlate du soleil entrait dans la pièce par la fenêtre et éclairait une bougie qui tomba lorsque le chef de police entra. Il salua le blessé poliment et brièvement puis commença à l’interroger :

- Que faisiez vous le lundi dernier à partir de vingt-deux heures ?

- Je m’ apprêtais à partir, il hésita un instant et fut interrompu.

- Où vouliez vous partir, M. Roux ?

Le blessé fronça les sourcils, ses souvenirs étant sombres. Puis il répondit :

- Je peux seulement vous dire que j’étais dans ma voiture ce soir là et que je me suis réveillé dans cet hôpital.

- Très bien, termina le policier, cela me suffira.

Après cette courte discussion, le chef s’en alla et demanda au responsable de l’hôpital de mettre le jeune homme de la chambre 13 sous surveillance.

L’unité de police procédait maintenant à des recherches sur l’unique suspect, l’unique, car son accident avait eu lieu peu après le meurtre.

Le jeune blessé dormait mal la nuit, troublé par des cauchemars dans lesquels il apercevait un cadavre sur le bord d’une route et se voyait conduire, comme s’il fuyait. Le reste des détails lui échappaient comme du sable emporté par le vent du réveil. Chaque matin, se sentant coupable dans ses cauchemars, il attendait que la police revienne, ce qui arriva enfin après deux semaines d’enquête durant lesquelles tous les éléments l’accusaient. Le chef lança :

- Je vous arrête pour le meurtre de Mme...... Nous avons retrouvé le pistolet, avec lequel elle a été tuée, dans votre voiture.

M. Roux n’y répondit rien. Le policier ajouta qu’il serait jugé dès sa sortie de l’hôpital, laissant le suspect dans les ténèbres du doute.

 
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