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AVIGNON
 

URGENT : OPERA le 4 décembre

lundi 2 décembre 2013, par Begel

J’ai le plaisir de vous présenter (ci-joint présentation de l’oeuvre) le spectacle lyrique unique Laïka, the space dog ce Mercredi 4 Décembre à 20h30.
L’opéra nous offre des places pour nos élèves pour le spectacle.
Merci de m’indiquer l’effectif des places dont vous avez besoin

ARMEL OPERA FESTIVAL

Établi en 2008, l’Armel Opera Festival présente pour le Concours cinq opéras, créés en coproduction avec cinq différentes maisons d’opéra par an. Les premiers rôles de ces cinq opéras sont donnés aux plus remarquables chanteurs présélectionnés pendant les deux tours internationaux du Concours Armel Opéra.
L’Armel Festival Opera met en scène principalement des raretés lyriques, des opéras contemporains et des adaptations modernes de classiques intemporels.
Le Festival travaille avec la chaîne française de musique classique Mezzo depuis le début de cette manifestation.
Le programme complet du Festival a été diffusé par Mezzo de nombreuses fois.
En 2010, ARTE Live Web l’a également rejoint pour diffuser le programme du Festival en direct dans le monde.
Cette réalisation unique est encore inégalée en Hongrie.

ENGLISH TOURING OPERA

L’English Touring Opera (ETO) est la principale compagnie lyrique en tournée au Royaume-Uni. L’ETO se déplace dans plus de régions et plus de lieux que n’importe quelle autre compagnie lyrique en Angleterre et voyage chaque année vers environ cinquante-cinq sites, réalisant ainsi plus de 110 spectacles par an. Leur objectif est d’offrir l’opéra à tout le monde, avec un répertoire varié, de spectacles professionnels de haute qualité, interprétés par de nouveaux grands talents de l’opéra.
Chaque année des productions sont en tournée, durant le printemps et l’automne. La tournée de printemps a tendance à être plus importante, avec un orchestre moderne et un choeur, tandis que la tournée d’automne est en général plus intime, avec un répertoire varié. La présentation plus ou moins « classique » des spectacles est due à la taille des lieux, généralement des théâtres qui accueillent peu ou pas de musique d’opéra. Le répertoire est choisi en fonction de cet impératif.
Le programme de sensibilisation ambitieux de l’English Touring Opera se concentre sur un travail créatif - autrement dit, il offre des possibilités de création stimulantes pour les personnes du théâtre musical, de différentes façons, apportant ainsi diverses possibilités créatives. Chaque année, il y a en moyenne deux cents ateliers et performances (impliquant plus de 6 000 personnes de tous âges), allant des opéras communautaires à grande échelle aux concerts intimes dans des établissements de soins. La Compagnie a également développé une expertise particulière concernant les enfants ayant des besoins spéciaux, et notamment les personnes souffrant de démence.
L’ English Touring Opera a récemment obtenu le Prix David Bedford Music Education Award, pour son travail de sensibilisation.

A PROPOS DE LAÏKA, CHIENNE DE L’ESPACE

Laïka, de la Science… à la Fiction.

Laïka, chienne de l’espace, que nous propose l’English Touring Opera, raconte l’histoire romancée du premier animal à être mis en orbite en 1957, lorsque débute la course à l’Espace. Cependant, les choses furent très différentes de la fiction.

Le satellite appelé Spoutnik I est prêt à être lancé par les Soviétiques, et le monde entier découvre alors le son hypnotique de ses « bips ».
Mais quelle fut réellement l’histoire de Laïka, si ce n’est une histoire tragique, comme le fut toutes celles de ces pauvres animaux sacrifiés sur le bûcher spatial de la Recherche, pour que progresse la Science ?
Après le succès du premier satellite artificiel Spoutnik I, Nikita Khrouchtchev décide de faire des succès soviétiques dans le domaine de l’astronautique, un des piliers de la propagande du régime. Il ordonne un second lancement dans l’espace pour le 7 novembre 1957, à l’occasion des célébrations du quarantième anniversaire de la Révolution Russe d’Octobre. Korolev, le responsable du programme spatial soviétique, doit donc impérativement placer en orbite un chien à cette date. Dans l’urgence, en quatre semaines, sans se soucier des conséquences.
Le conflit de la guerre spatiale entre les deux grandes puissances provoque une escalade de moyens militaires, offensifs et défensifs.

Spoutnik II décollera le 3 novembre 1957, un mois après le lancement de Spoutnik I, avec à son bord Laïka, petite chienne du programme spatial et premier être vivant à être mis en orbite autour de la Terre.
L’animal mourra sept heures après le lancement dans de grandes souffrances, et la vraie cause de sa mort ne sera révélée que plusieurs dizaines d’années plus tard.
On pensait que Laïka était restée vivante plusieurs jours dans l’habitacle de l’engin spatial. Il n’en fut rien.
Après plusieurs versions contradictoires de sa mort, le docteur Dimitri Malachenkov, l’un des scientifiques responsable de la mission, révéla en 2002 que Laïka périt effectivement environ cinq à sept heures après le lancement, suite à un grand stress et d’un excès de chaleur dû à une défaillance dans le système de régulation de la température. Selon un rapport qu’il présenta au World Space Congress à Houston (Texas), « il s’est avéré pratiquement impossible de créer un système de régulation de température fiable en si peu de temps ».

Mais, en pleine guerre froide, l’impressionnante concurrence entre Soviétiques et Américains, éclipsera bien évidemment la question du sort de Laïka.
La mission Spoutnik II n’avait prévu aucune récupération de la petite chienne, condamnée à mourir dans l’Espace.
Spoutnik II sera détruit, avec les restes de la petite chienne Laïka, en rentrant dans l’atmosphère terrestre le 14 avril 1958, au-dessus des Antilles, cinq mois plus tard, ayant effectué plus de 2 570 fois le tour de la Terre ! Soit cent millions de kilomètres parcourus, avant de se consumer dans l’atmosphère.

Laïka, petite chienne de l’Espace

Cette petite chienne trouvée, errante dans les rues de Moscou, était une bâtarde mi-husky, mi-terrier, âgée d’environ trois ans, et pesant près de six kilos.
Les personnes qui l’avaient recueillie lui avait donné différents noms parmi lesquels Kudiyavka (Petite bouclée), Zhoutchka ou encore Limontchik, mais c’est Laïka (signifiant en russe « Petit aboyeur »), nom désignant l’husky sibérien, qui sera retenu.
La presse américaine la surnommera Muttnik (mutt signifiant « petit bâtard » et nik, évoquant Spoutnik), ou l’appelait encore Curly (Bouclée).
Trois chiens avaient été préparés pour le vol de Spoutnik II mais le scientifique Oleg Gazenko ne sélectionnera et n’entrainera que Laïka.
Ainsi la maintiendra-t-il dans des cages de plus en plus petites, pendant des périodes pouvant dépasser 20 jours, ce confinement détériorera d’ailleurs terriblement son état, allant même jusqu’à interrompre ses fonctions naturelles. Il la placera ensuite dans une centrifugeuse qui simulait le lancement dans l’Espace. Toutes ces expériences accélèreront son rythme cardiaque et augmenteront sa pression sanguine.

Laïka, être vivant au service de la Science et morte pour la Science

La petite chienne, durant ces essais, aura pour seule nourriture de la gelée nutritive.
Juste avant le décollage, le 3 novembre 1957, elle sera lavée, toilettée, et on l’enduira d’iode afin de disposer sur son corps des électrodes de surveillance.
Lorsque la capsule spatiale fut au maximum de l’accélération, le rythme cardiaque de Laïka explosa. Les marqueurs montrèrent que les battements de son cœur passèrent de 103 battements / minute à 240 battements / minute lors de l’accélération.
Spoutnik II atteindra son orbite, mais le dernier étage ne se séparera pas comme l’avaient prévu les techniciens, empêchant ainsi la rotation de la capsule et exposant la petite chienne aux rayons solaires ; de plus, la régulation thermique ne fonctionnera pas, et la température dépassa très vite plus de 40° dans son habitacle, elle fut rapidement déshydratée.
Le stress de la petite chienne devait être alors à son comble… Au bout de cinq à sept heures de vol, Laïka ne donnait plus aucun signe de vie.
En 1998, après l’effondrement du régime soviétique, l’un des scientifiques responsables de la mission, Oleg Gazenko, exprimera ses regrets quant à la mort de Laïka.
Cependant, après tant de souffrances, Laïka aura l’honneur de figurer sur le Bas-relief du Monument des Conquérants de l’Espace de Moscou érigé en 1964, et une statue sera placée près du Complexe de Recherche Militaire où Laïka fut entraînée pour ce vol tragique où elle périt, pour la gloire de la recherche spatiale soviétique.

Spoutnik II et la recherche scientifique

Un satellite plus sophistiqué que Spoutnik I et pouvant embarquer à son bord un être vivant était à l’étude, mais il ne pouvait être prêt avant décembre.
Pour répondre aux exigences de Khrouchtchev, un nouvel engin spatial moins sophistiqué est conçu à la hâte, en urgence, la plupart des éléments de cette capsule seront fabriqués à partir de plans et dessins approximatifs, sans essais préalables. Etaient prévus à bord de ce satellite, des instruments scientifiques, notamment des spectromètres pour étudier les radiations solaires et les rayons cosmiques.
Spoutnik II, qui transportait Laïka, comportait un générateur de dioxygène ainsi que des dispositifs censés éviter l’hyperoxie et l’absorption de dioxyde de carbone, d’un ventilateur supposé être efficace lorsque la température de la cabine dépasserait 15°, pour rafraichir la petite chienne. Celle-ci était habillée d’une combinaison et de sangles qui limitaient incroyablement ses mouvements dans le réceptacle capitonné.
Un récipient en caoutchouc fixé à son bassin recueillait ses urines et excréments, un électro-cardiogramme enregistrait la fréquence cardiaque, et d’autres équipements surveillaient sa respiration et sa pression artérielle.
Pourquoi fut-ce une chienne et non un chien ? Tout simplement parce qu’une chienne n’a pas besoin de lever la patte pour uriner !
La capsule de Spoutnik II ne mesurait que 80 centimètres de long, Laïka ne pouvait donc ni se lever, ni se coucher.
L’URSS lança en tout dix satellites Spoutnik dans l’espace, le dernier le 25 mars 1961.
Dans cette série de lancers, d’autres animaux furent utilisés et envoyés dans l’espace. Seule Laïka partit sans espoir de retour, aucun système de récupération n’ayant été prévu et la précipitation de la préparation de Spoutnik II la condamnant par avance.

 
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